Miroir de nuit profonde

Mercredi 20 mars à 19h00, rencontre avec Jaume Pont, poète catalan autour de Miroir de nuit profonde (éd. L’Étoile des limites) traduit par François-Michel Durazzo, Prix Mallarmé étranger 2023.
extrait
je ne suis qu’une abeille agonisante
dans la ruche de l’abandon nocturne.

Dis-moi pourquoi dans cet étrange parage,
hors du chemin, où je me trouve
perdu, mon front se creuse
sous ce souvenir qui me mène à la clarté ?

Je n’ai qu’un seul destin qui m’apaise :

marcher dans les ténèbres vers le muet
grondement qui dort au-delà de la crête.

Jaume PontPoète catalan incontournable, Jaume Pont est né en 1947 à Lérida. Il est l’auteur de dix recueils de poèmes dont Divan (Eliseu Climent, Prix Vicent Andrés Estellés 1982), Raó d’Atzar (Edicions 62, Prix de la Critique Serra d’or de poésie 1991), Vol de cendres (Edicions 62, Prix de la Critique Serra d’or de poésie 1997), El llibre de la frontera de Musa ibn al- Tubbi (Proa, Prix National de la Critique 2001) et Enlloc (Proa, Prix Carles Riba 2006). Hormis Càntic d’ombres (Perifèric Edicions, 2017), l’ensemble de son œuvre poétique a été traduit en français par François-Michel Durazzo : Vol de cendres (Le Noroît, 2003), Le livre de la frontière de Musa ibn al-Tubbi (Al Manar, 2006), Raison de hasard (Fédérop & Le Noroît, 2010), Nulle part (L’Étoile des limites & Le Noroît, 2013) et Miroir de nuit profonde (L’Étoile des limites, 2022).

Professeur des universités, Jaume Pont a également publié plusieurs études critiques.

Poète de langue corse, François-Michel Durazzo se consacre non seulement à l’écriture, mais aussi à la traduction de et en langues romanes (catalan, corse, espagnol, galicien, portugais, italien). En 2013, il a reçu le Prix Alain Bosquet de traduction pour Figure de l’absence d’Yannis Ritsos (Éditions Myriam Solal) et, en 2020, le Prix Laure Bataillon pour Le Testament d’Alceste de Miquel de Palol (Éditions Zulma).

Agrégé de lettres classiques, François-Michel Durazzo a été professeur en classe préparatoire de grec et de latin. En 1976, il a fondé aux côtés de Monique Royer le Centre d’Action Poétique, dont ils ont assuré ensemble la programmation jusqu’à sa dissolution en 1997. À présent, il intervient dans des colloques universitaires ou des ateliers de traduction et collabore régulièrement à des publications, notamment à la revue Apulée, en tant que membre du comité de rédaction.

Source : Édition L’étoile des limites