Mémoires d’un Parapluycha

Le mercredi 12 décembre à 19 heures,
la Librairie olympique a le plaisir de vous convier à une rencontre avec

André Mimiague

autour de son livre

Mémoires d’un Parapluycha.

L’auteur sera accompagné de Pierre Chaveau et Jacques Abeille.

André Mimiague
Il est né à Biarritz le premier janvier 1943. C’est à Bordeaux qu’il rencontre Madeleine en 1964.

Dans les années 60, André et son frère aîné Georges réinventent la “métaphysique picturale”. Étonné par cette peinture, André Breton invite les deux frères à participer aux activités du groupe surréaliste.

En 1966, André Mimiague est cofondateur du mouvement Parapluycha (Madeleine étant bien entendu de la complicité). S’il contribue, ici et là, à diverses publications surréalistes, c’est cependant son opuscule La Forêt carnivore édité en 1972 à Honfleur par Pierre Jean Oswald, qui sera à l’origine de son amitié avec le poète Alain-Pierre Pillet.

Picturalement, tandis que son frère Georges s’en vient à créer des “images-pièges”, voire un peu plus tard du “cinéma en 3D”, André s’oriente vers une abstraction rêveuse à la confluence de la lignée Kandinsky-Klee-Arp-Miró et de “l’anarchine” du pinceau.

Cependant, pour lui, écriture, poésie vécue, peinture sont bien d’un même maëlstrom (!), ainsi d’ailleurs que la “graphica”, langue idéogrammatique dont il est l’inventeur.

Aujourd’hui, il nous livre ses Mémoires d’un Parapluycha (Ed. Terres d’ombres).

Pierre Chaveau
Né le 8 septembre 1944 à La Roche Chalais, il est à 22 ans cofondateur du mouvement Parapluycha avec Alain Tartas et André Mimiague, vite rejoints par Jacques Abeille. Iniateur et orchestrateur de la plupart des expositions et performances du phénoménal paprapluy, il est aussi à l’origine d’événements “chromocinégraphiques”, jeux de couleurs-lumières sur supports peints associés à la musique et la danse.

En fait, Pierre Chaveau est multiple : interwiever (et ses entretiens avec Pierre Molinier sont à l’origine de deux pièces de théâtre*), calligraphe abstrait (voir Khamsin, éditions Opales 2002) ou ses encres pour Contretemps, poèmes de Catherine Sanchez, Opales 2006), cartographe et peintre de la géo-rumeur (aux nombreuses expositions), analyste “pinceau en main” des grands maîtres (voir par exemple son Joannis Vermeer 1632-1675d’astronome épié”, édition Terres d’Ombres 2013), et si sa plume se fait souvent lyrique, il est aussi, on le sait moins, un étrange pilote de la machine infernale des mots quand “sous haussement d’épaules, un sourires biais qui n’a jamais connu de miroir, s’enchante d’avoir perdu la face”. Ses conférences parapluychas n’ont, hélas, jamais été enregistrées !

* Bruno Geslin, Théâtre de la Bastille, Paris.

Jacques Abeille
Né en 1942, Jacques Abeille n’a que 21 ans quand il décide d’écrire à André Breton. Dès lors, il participes aux publications du groupe surréaliste de Paris et en 1966 rejoint à Bordeaux le mouvement Parapluycha.

C’est aux éditions l’Or du Temps, de Régine Deforge, que paraît en 1971 son premier ouvrage La Crépusculaire.

Cependant, au cœur de son œuvre devenue aujourd’hui considérable, le roman Les Jardins statuaires (première publication en 1982 chez Flammarion) constitue le texte fondateur d’un “Cycle des Contrées” aux multiples ramifications. (On y trouve : Le Veilleur du jour, Les Voyages du Fils, Chroniques scandaleuses de Terrèbre, L’Explorateur perdu, Les Mers perdues, Les Barbares, La Barbarie…) où Abeille se révèle ethnologue, anthropologue, voire archiviste d’un monde rêvé… Les Jardin statuaires et Le Veilleur du jour sont aujourd’hui disponibles en livres de poche (Folio).

Soulignons que les amateurs de littérature “sulfamoureuse” le connaissent sous d’autres noms : Bartleby, Léo Barthe…

En étroite relation avec de nombreux poètes et artistes, ce parapluycha de la première heure (“Une moustache fera de moi l’agent secret d’un nouveau désespoir…”) est bien un surréaliste du “vif aujourd’hui” toujours même et toujours autre…

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